Matines de Bruges (histoire)
Dans la nuit du 18 mai 1302, un millier de partisans du roi de France, dont la garnison logée chez l’habitant, sont surpris dans leur sommeil et massacrés par les milices communales flamandes. Ce soulèvement, baptisé « matines » par analogie avec les Vêpres siciliennes, marque un tournant décisif dans la lutte pour l’autonomie de la Flandre. Peu connu, ce massacre doit son nom à l’heure matinale de l’attaque, mais aussi à une ironie historique : les soldats français, confiants, avaient été hébergés chez les bourgeois de Bruges, qui se retournèrent contre eux. Cet épisode sanglant précipite la célèbre bataille des Éperons d’or, le 11 juillet suivant, où les milices flamandes écrasent la chevalerie française, consolidant ainsi leur victoire et leur indépendance. Un détail méconnu : les éperons dorés des chevaliers vaincus furent suspendus en trophée dans l’église Notre-Dame de Courtrai, do
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